La Génétique

La génétique est la science qui étudie les gènes et l’hérédité de caractères.

Bien comprendre les bases de la génétique est important en tant qu’éleveur et permet de faire des accouplements judicieux, prédire les jeunes obtenus.

 Pour démarrer, il faut déjà bien comprendre que les gènes sont transmis par l’ADN, celui-ci se trouvant sur les chromosomes dans les noyaux des cellules.

 Chez les roseicollis, il y a 13 paires de chromosomes visibles qui portent les gènes, ceux qui intéressent les éleveurs, sont ceux qui agissent sur les pigments et qui modifient les couleurs .

 

Les chromosomes sont par paires homologues appelés autosomiques sauf 1 paire qui est différente chez les mâles et les femelles appelés chromosomes sexuels.

Le mâle possède 2 chromosomes Z, la femelle quant à elle possède 1 chromosome Z et un W

Chez les agapornis comme chez toutes les espèces, les mutations à transmission récessive autosomale se trouvent sur les chromosomes autosomiques ainsi que les mutations à transmission autosomale dominante, les chromosomes sexuels portant quant à eux les mutations à transmission récessive liée au sexe. Seul le chromosome Z possède des gènes de couleurs qui nous intéressent ici, qui sont actuellement l’opaline, le cinnamon, pallid et ino chez le roseicollis et le « faded » chez les cercles oculaires .

 Lors de l’accouplement, le mâle va apporter ses gènes via les spermatozoïdes, la femelle via les ovules qui vont donner les nouveaux individus.

 Dans la nature, les agapornis, quelque soit l’espèce, ont la couleur du corps de base verte. Les autres couleurs sont apparues naturellement dans les élevages dues à des mutations sur des gènes agissant sur les pigments ou sur la structure des plumes.

Certaines de ces mutations sont dominantes par rapport aux gènes sauvages, d’autres sont récessives.

Intéressant nous maintenant aux différentes hérédités existantes.

Les mutations à hérédité autosomale dominante ou semi dominante.

Comme leur nom l’indique, les mutations dominantes ou semi dominantes se transmettent directement d’une génération à l’autre si l’un des parents est mutant et ont besoin de seulement être présent en 1 seul exemplaire pour être visible.

Si l’oiseau n’est pas mutant pour une mutation dominante, il ne peut pas en être porteur et donc ne peut donner pas donner de jeunes de cette couleur.

Pour les mutations à hérédité semi dominante, la couleur est différente si le facteur se trouve en simple facteur (sf) ou double facteur (df).

Possibilités d’accouplements

Mutant df x mutante df = 100% mutant df

Mutant df x mutante sf = 50% mutant df , 50% mutant sf

Mutant df x normale = 100% mutant sf

Mutant sf x mutante sf = 25% mutant df, 50% mutant sf, 25% normal

Mutant sf x normale = 50% mutant sf, 50% normal

 Les mutations dominantes sont le panaché dominant ainsi que l’euwing et le slaty que l’on trouve uniquement chez les espèces avec un cercle oculaire.

Les mutations semi dominantes sont les facteurs foncés, violet, misty, dominant edged

Le  paleheaded chez les roseicollis (et le masque jaune australien chez le fischeri, pas encore présent en Europe)

Les mutations à hérédité autosomale récessive

Les mutations à hérédité autosomale récessive ont besoin d’être présentes en double exemplaire pour être visibles.

Si le gène est présent seulement en 1 exemplaire, on dit que l’oiseau est porteur de la mutation et pourra redonner des mutants en étant accouplé à un autre porteur ou un mutant de même couleur.

 Possibilités d’accouplements

Mutant x mutante = 100% mutant

Mutant x normale = 100% porteur ; un porteur est de couleur normal

Mutant x porteur = 50% mutant, 50% porteur

Porteur x porteur = 25% mutant, 50% porteur, 25% normal ; le problème ici est qu’on ne peut en général pas distinguer un porteur d’un normal

Porteur x normale = 50% porteur, 50% normal

Les mutations récessives sont le masque orange, le marbled que l’on retrouve que chez les roseicollis.

Le bleu, le NSL ino, le pastel , le DEC et le fallow que l’on retrouve que chez les espèces avec cercle oculaire.

Le turquoise, l’aqua, le pâle fallow, le bronze fallow, le dilute, panaché récessif

Mutation à hérédité récessive liée au sexe

Dans ce cas la transmission des couleurs va dépendre du sexe des oiseaux.

Les chromosomes sexuels étant en double exemplaires chez les mâles (ZZ), ceux-ci doivent posséder la mutation en double exemplaires pour l’exprimer, si celle-ci se trouve en 1 seul exemplaire, alors le mâle est porteur de cette mutation.

Chez les femelles, n’ayant qu’un seul chromosome sexuel Z , l’autre (W) ne portant pas de gènes agissant sur la couleur, ont besoin d’un seul exemplaire pour exprimer la couleur. Les femelles ne peuvent donc pas être porteuses de mutations sexuelles, soit elles sont normales, soit mutantes.

L’avantage de ces mutations est que certains accouplements donnent des jeunes sexables au nid dès la naissance ou du moins dès l’apparition des 1ères plumes.

 

Possibilités d’accouplements

Par convention, l’oiseau écrit en premier lors d’un accouplement est le mâle.

Mutant x mutante = 100% mutant

Mutant x normale = 50% mâle porteur, 50% femelle mutante

Normal x mutante = 50% mâle porteur, 50% femelle normale

Porteur x mutante = 25% mâle mutant, 25% mâle porteur, 25% femelle mutante, 25% femelle normale

Porteur x normale = 25% mâle porteur, 25% mâle normal, 25% femelle mutante, 25% femelle normale

 

Les mutations liées au sexe se trouvaient uniquement chez les roseicollis avec l’ino, le pallid, le cinnamon et l’opaline.

Actuellement le « faded », dernière mutation apparue chez le fischer est aussi liée au sexe .