Sexage

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Nous venons de parler d’alimentation pendant la reproduction donc une recherche pour la formation des couples s’impose. Nous allons donc examiner le problème du sexage chez les agapornis qui ne présentent pas de dimorphisme sexuel.

La différenciation des sexes de ces oiseaux reste un handicap pour beaucoup d’éleveurs. Il est souvent raconté par les éleveurs débutants que le sexage reste un art. Bien sûr avec l’expérience cette pratique devient plus facile, mais demeure cependant encore très aléatoire. Voici quelques grandes lignes à suivre pour essayer de vous aider dans cette démarche incertaine.

 

 

Tour d’abord, il y a trois moyens garantis pour sexer ces agapornis :

  • Le premier est l’évidence même : si l’oiseau pond c’est une femelle et si les œufs sont fécondés alors son partenaire est un mâle. Mais attention, un oiseau qui ne pond pas n’est pas forcément un mâle.
  • Le deuxième moyen garanti est le sexage génétique. Cela peut être le cas pour une mutation liée au sexe : par exemple si vous accoupler un mâle roséïcollis lutinos avec une femelle verte alors vous obtiendrez 50% de femelles lutinos et 50% de mâles verts porteurs de lutinos. Dans ce cas de figure le sexe est garanti. De plus ici, à la naissance, la couleur rouge des yeux vous indiquera qu’il s’agit d’une femelle.
  • La troisième méthode également garantie est le sexage ADN, l’inconvénient est que cette méthode est encore un peu chère par rapport au prix de l’oiseau.

 

Excepté ces trois moyens cités ci-dessus, nous allons vous donner quelques conseils pour essayer de déterminer le sexe de ces agapornis.

  • Tout d’abord, les os pelviens : l’espace entre les os pelviens qui sont situés à la base de l’abdomen est habituellement plus large chez la femelle pour assurer le passage de l’œuf et ces os sont en général plus arrondis. Pour tester cet espace, l’oiseau est tenu sur le dos dans une main et les os pelviens sont soigneusement localisés avec le bout du doigt. Chez certaines femelles les os sont si écartés que le bout du petit doigt peut s’y insérer. A l’inverse, chez certains mâles, on a l’impression qu’il y seulement un os. Mais il faudra prendre en considération lors de cet examen le stress de l’oiseau qui rend l’examen moins fiable. Il vaut donc mieux renouveler plusieurs fois l’opération.

Le bec : celui des femelles a tendance à être plus long et plus large que celui des mâles.

  • La forme de la tête : le dessus de la tête de la femelle a tendance à être légèrement plus aplati que celui du mâle.
  • Tenue sur le perchoir : au repos, la femelle a plutôt tendance à se tenir plus aplatie sur le perchoir que le mâle qui lui se tient beaucoup plus droit.
  • Forme du corps : la femelle montre une poitrine et un ventre bien ronds, alors que le mâle est beaucoup plus fin et plus élancé.
  • Le comportement :  les femelles sont généralement plus agressives que les mâles. Il n’est pas surprenant de voir deux femelles placées ensemble s’attaquer violemment. Au contraire deux mâles pourront vivre en bonne harmonie. Une femelle en âge adulte, lors de sa prise en main se débattra beaucoup plus et criera davantage qu’un mâle. En cas de pincement, celui des femelles sera plus douloureux.

Mâles et femelles décortiquent des brindilles mais seule la femelle les transporte entre les plumes du croupion ou des ailes dans le nid. Lorsque vous avez placé ensemble deux oiseaux et mis un nid, si celui ci est construit vous êtes sûr d’avoir au moins une femelle, mais si vous découvrez un œuf supplémentaire tous les jours et qu’au bout du compte vous vous retrouvez avec une dizaine d’œufs, alors vous avez deux femelles. Pour terminer, rajoutons que si vous réussissez à voir vos oiseaux s’accoupler, c’est en général un signe assez évident pour avoir un couple, mais il n’est cependant pas certain que vous en ayez un car parfois deux femelles peuvent donner l’impression de s’accoupler.

Le sexage des agapornis reste une chose souvent assez aléatoire car rien n’est sûr hormis le sexage génétique ou si vous avez testé dans le cas de reproducteurs vérifiés. Méfiez-vous des personnes capables de vous garantir le sexe de leurs oiseaux uniquement grâce aux os pelviens ou au comportement, rien n’est certain et  bien sûr on a une chance sur deux de se tromper !…