Agapornis lilianae

Aire de répartition:

Sud de la Tanzanie, Nord ouest du Mozambique

Est de la Zambie

 

Description :

Il mesure 13,5 cm. Le front et les joues sont orange-rouge, couleur qui s’étend jusqu’à l’arrière des yeux. La gorge est rouge-orange allant jusque le haut de la poitrine, l’occiput est jaune-olive allant vers le vert sur le cou. Le corps est vert, le dessous de la poitrine, le ventre, les flancs sont vert-jaunâtre. Le croupion et les sus caudales sont verts, le bec est rouge, l’œil est brun-rouge entouré d’un cercle blanc, les pattes grises et les ongles gris foncé. Aucun dimorphisme sexuel.

Biotope :

L’inséparable de Lilian habite les vallées d’altitude variant de cinq cent à quinze cent mètres, ces oiseaux restent toujours à proximité d’eau, où ils peuvent s’y rendre plusieurs fois par jour pour boire où s’y baigner. Ils vivent généralement en bandes pour se séparer en petits groupes pendant la reproduction. Apparemment, on connaît peu leurs habitudes à l’état sauvage. C’est en l’honneur de la sœur du célèbre ornithologue anglais Philip Lutley Sclater, que Shelley baptisa cet oiseau inséparable de Lilian ou Agapornis Liliane. En février 1926, cet agapornis arriva à Londres en très grand nombre, importé pour la première fois par la maison Chapran.

Cette nouvelle espèce fut tout de suite très appréciée des ornithologues, d’autant plus qu’elle se reproduisit en captivité la même année. Neuzing en Allemagne et Lecallier en France obtenaient certains succès. Pendant 20 ans, elle fut très commune en Europe et était considérée comme le plus facile des Inséparables à maintenir en captivité.

         Malheureusement, depuis, cela a bien changé. Il reste peu d’oiseaux en France et ce, malgré un nouvel intérêt de quelques éleveurs ces dernières années.

Elevage :

Contrairement aux autres agapornis, les Lilians sont d’excellents oiseaux de volières, paisibles de nature, on peut les garder en groupe en toute confiance. On peut très bien les détenir à l’extérieur toute l’année, ils ne craignent pas le froid, mais les courants d’airs. Il faudra néanmoins leur proposer un abri sec ou des nids servants de dortoirs.

 

Reproduction : 

La reproduction a lieu toute l’année, il semblerait qu’ils préfèrent un nid bûche vertical plutôt qu’horizontal. La femelle construira un nid volumineux fait de matériaux comme des branches de laurier sauce et d’arbres fruitiers, dans lesquels elle arrachera de longs morceaux d’écorce. Elle y déposera 3 à 6 œufs au rythme d’un tous les deux jours et les couvera à partir du 2ème œuf. Le mâle nourrit la femelle qui couve seule durant cette période. Lorsque les jeunes éclosent, ils sont couverts d’un duvet orange virant au gris jour après jour. Ils seront bagués vers 12 jours en 4,2 mm, resteront environ 5 semaines au nid et seront nourris pendant une quinzaine de jours par le mâle. Bien qu’il s’agisse d’oiseaux fiables en reproduction, quelques petits problèmes s’avèreront lors de la mue des jeunes.  On observe une perte importante de jeunes pendant cette période.  Ceci pourrait venir d’un manque de vitamines ou du stress.  Le même problème était connu chez les personatas et fischers il y a une quinzaine d’années.  Pour obtenir un meilleur résultat, il faut laisser les jeunes avec les parents pendant au moins 6 mois.

 

Nourriture :

Au niveau de la nourriture, le Lilian n’est pas plus exigeant que les autres agapornis, puisqu’il s’accommode très bien d’un mélange de graines classiques. Cependant certains couples sont friands de nectars