Agapornis roseicollis


 L’inséparable rosegorge reste certainement l’oiseau idéal pour un éleveur débutant car en général peu coûteux. Il s’adapte facilement aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, il est assez résistant et peu difficile à élever et il  en existe de nombreuses mutations très attirantes pour leur beauté.

         Découvert en 1793, il fut tout d’abord considéré comme une sous espèce de l’inséparable à tête rouge (pullaria). Ce n’est qu’en 1817 qu’il fut reconnu comme une espèce à part entière.

 

 Aire de répartition :


Namibie,Angola,Bostwana et Afrique du sud.

 

Description :

         Il mesure environ 15 cm. Le front est de couleur rouge vif, les lores et le plastron vont du rouge au rose en dégradé. Le corps est vert ainsi que les ailes et le dos. Le ventre est d’un vert un peu plus clair. Les rémiges primaires sont noires liserées de vert sur l’extérieur de la plume. Le croupion est bleu clair. La queue est vert noirâtre avec la pointe légèrement bleutée. Les rectrices centrales sont vertes et traversées par un arrondi rouge. Le bec est couleur corne, l’œil brun foncé avec la pupille noire, les pattes sont gris bleuté et les ongles noirs. 

Biotope :

Dans leurs régions, les roséïcollis ont besoin de points d’eau où ils se rendent plusieurs fois par jour pour s’abreuver. Ce sont des oiseaux qui vivent en petite colonie, mais on peut parfois les rencontrer par centaines d’individus sur les récoltes de maïs ou autres. Leur vol est très rapide  et direct, leur cri est très puissant, ce qui fait d’eux des oiseaux très bruyants. Ils se nourrissent de divers graines et baies. Dans la nature , le roséïcollis niche dans des nids communautaires de certaines espèces de tisserins qu’ils expulsent afin de prendre leur place, On les trouve aussi parfois dans les trous des falaises. La femelle construit son nid en portant des brindilles dans les plumes de son croupion. La ponte est de 4 à 6 œufs que la femelle couve environ 23 jours. Les jeunes quittent le nid vers 5 à 6 semaines et continuent d’être nourris par le mâle pendant une quinzaine de jours.

 

 

 

 

En captivité :

         Les roséïcollis font partie des espèces les plus fréquemment élevées et ceci sans doute à cause de la « facilité » de l’élevage. Ils sont  souvent conseillés pour les éleveurs débutants car ils sont robustes et peuvent rester l’hiver dehors à condition d’avoir un abri pour s’y réfugier. Bien que ce soit des oiseaux qui vivent en colonie, à l’état sauvage ; en captivité, il est préférable de les loger par couple. On peut loger plusieurs couples dans une volière suffisamment grande en prenant la précaution de suspendre deux nids par couple. Dans ce contexte, il est fréquent d’observer des bagarres entres deux oiseaux, ce qui parfois entraîne  de sérieux traumatismes au niveau des pattes :les ongles voire les doigts peuvent être coupés. Si un oiseau est plus faible qu’un autre, il sera aussitôt chassé et pourra même être tué. Si malgré ces inconvénients, vous optez pour la volière commune ; veillez à n’introduire que de jeunes oiseaux et si possible en même temps : ils s’habitueront plus facilement.

 

 Reproduction :

         La pose du nid s’effectuera à l’intérieur ou l’extérieur de la cage ou sous forme de tiroir. Ce nid  devra mesurer au moins 25*22*22 cm avec un trou d’accès de 5 cm de diamètre. Il faudra mettre à l’intérieur du nid un peu de tourbe humidifiée, 5 cm d’épaisseur, mais on mettra surtout à disposition des oiseaux des brindilles de saule ou d’arbres fruitiers pour que les oiseaux puissent eux même construire leur nid. La femelle a une façon typique d’élaborer son nid. Elle ronge des lamelles grosses comme des allumettes qu’elle place dans son croupion pour les transporter au nid. Une femelle pourra construire, en quelques jours, un nid magnifique.

Les œufs sont pondus environ quinze jours après l’élaboration du nid. La femelle peut pondre 5 à 6 œufs et elle couve généralement après la ponte du premier ou parfois du deuxième œuf. Le mâle nourrit la femelle pendant la couvaison. L’éclosion a lieu 23 jours après. Les jeunes naissent avec un duvet roux qui virera au gris foncé au bout d’une dizaine de jours. Leurs couleurs sont plus ternes que celles des parents, la tête est rose pâle et la base du bec est noire. Dès que les jeunes sont indépendants, il est préférable de les séparer des parents afin qu’ils ne se dérangent pas ; s’ils veulent faire une deuxième couvée. Pour éviter d’épuiser la femelle, il est conseillé de ne faire que deux couvées par an.

Mutations :

         La première mutation apparue, dans les années trente en Californie, serait la mutation « panaché vert ». Elle fut suivie de la mutation « bleu de mer » dans les années soixante en Europe. Malheureusement, on en observe de moins en moins, surtout en qualité. Il existe également la mutation « lutino » apparue dans les années 70, certainement l’une des plus belles mutations du roséïcollis ; cette couleur a d’ailleurs toujours autant de succès chez les éleveurs. La mutation « cinnamon » est également apparue dans les années 70 et 80. Elle est peu répandue chez les éleveurs, probablement à cause de sa couleur délavée. A toutes ces mutations, on peut aussi  ajouter le « facteur foncé » qui est une mutation dominante. Une mutation est dite dominante parce qu’il suffit d’un seul parent mutant pour obtenir des mutants.Biensûr d’autres mutation plus récentes ce sont ajoutées ,et a augmenté la panoplie de couleurs déjàs exsistantes.Elles sont décrite si dessous.