Agapornis taranta

Ce magnifique agapornis  maintenant appelé inséparable d’Abyssinie, est le plus grand du type agapornis. Découvert en 1814, ils ne furent cependant présents qu’en 1906 en Europe.

Aire de répartition :

Ethiopie et contrées montagneuses d’Abyssinie                           

Sous-espèce :

On distingue une sous-espèce appelée agapornis taranta nana, localisée dans les hauts plateaux d’Ethiopie. En ce qui nous concerne, celui que l’on peut observer généralement en captivité est l’agapornis taranta taranta.

Description :

Il mesure 16,5 centimètres.

                   Mâle :         Front rouge vif, le corps est vert lumineux, il devient plus jaunâtre sur la poitrine, l’abdomen, les flancs et la région anale. Les rémiges sont noires, la queue présente une tache noire à l’extrémité, le bec est rouge, les yeux sont brun foncé, les pattes sont grises avec les ongles gris foncé.

                   Femelle :    Comme le mâle ,mais elle ne présente pas de rouge sur le front.   La sous-espèce se différencie par des ailes plus courtes et un bec lus petit et plus étroit.

Mœurs à l’état sauvage :

Les tarantas vivent dans les forêts éclaircies des régions montagneuses, entre 1300 et 3000 m.

En dehors de la période de reproduction, ils vivent en petits groupes souvent de quelques dizaines d’individus. Ils se nourrissent essentiellement de graines, de baies et fruits. Ils peuvent se retrouver en colonies sur un figuier pour déguster les figues mi-mûres.

Pendant la période de reproduction, les couples s’isolent.  Ils nichent dans des trous d’arbres, la femelle dépose au fond du nid une couche de brindilles et herbes séchées qu’elle transporte entre ses plumes comme beaucoup d’autres agapornis. Peu de temps après, la femelle pondra 3 à 6 œufs dont 1 tous les 2 jours, qu’elle couvera environ 25 jours.

Logement  en  Captivité :

Les tarantas sont des oiseaux calmes, ils apprécient d’être placés dans un endroit calme et peu bruyant. Il faut éviter les volières collectives, des bagarres de territoire pourraient être fatales. La petite volière individuelle (par couple) ou la batterie de 1mx40x40 leur convient très bien. Ils peuvent rester l’hiver dehors à condition de leur procurer un abri ou d’y laisser le nid toute l’année.

 

Reproduction :

Généralement les tarantas reproduisent à partir de 2 ans. Les femelles font une ou deux pontes à l’automne ou deux au printemps. Ce ne sont malheureusement pas des oiseaux prolifiques, ils restent difficiles à reproduire, car malgré les pontes et éclosions, peu de femelles élèvent leurs jeunes.

Un nid en forme de L renversé leur sera fourni. Au fond de la chambre de couvaison, on disposera de la tourbe blonde humidifiée, la femelle confectionnera le nid avec quelques brindilles, des feuilles et des plumes pour finir de le tapisser.

Le premier œuf pondu sera suivi de 3 ou 4 autres. La femelle couve toute seule, le mâle ne rentre pas souvent au nid, juste pour nourrir sa femelle. La couvaison dure environ 25 jours, les jeunes naissent avec un duvet blanc, le baguage s’effectue avec une bague de 4,5 mm de diamètre, les jeunes resteront 50 jours au nid. Leur plumage ressemble à celui de la femelle, quelques jeunes mâles présentent un peu de rouge sur le front. Après l’envol , les jeunes sont encore nourris pendant une quinzaine de jours.

 Mutations :

Il existerait quelques mutations chez nos pays voisins ?

-         le facteur foncé (simple ou double à hérédité codominante)

-         le lutinos

-         le cinnamon